La Revue Squire

VENDREDI VELASQUEZ « Harcèlement et stress au travail : prévenir et agir »


Rédigé par HAMMONDS HAUSMANN le 17 Mai 2010


Le dernier Vendredi Velasquez consacré au harcèlement et stress au travail, était animé par Sandrine Durieu et Safia Iken de notre département social.

Vous vous souviendrez que le 9 avril 2010, le Parquet de Paris annonçait l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « harcèlement moral » suite à la plainte du syndicat Sud et d'un rapport de l'inspection du travail sur la série de suicides à France Télécom.

Coïncidence ou hasard du calendrier, ce même jour, nous organisions avenue Velasquez un petit-déjeuner débat autour du thème « Harcèlement et stress au travail : Prévenir et Agir ». L’introduction de la Conférence était toute trouvée…

Nos animatrices ont rappelé les enjeux, souvent négligés, du stress et du harcèlement sur le lieu de travail.

Des enjeux humains tout d’abord.

Le harcèlement moral et le stress au travail ont un impact évident sur la santé du salarié : maladie, dépression et parfois même suicides, comme nous le rappelle tristement l’actualité.

Des enjeux économiques ensuite.

Turn-over élevé, absentéisme, désengagement au travail ou démotivation sont directement liés au harcèlement et/ou au stress ressenti par le salarié.

Des enjeux judiciaires enfin.

La responsabilité civile et pénale de l’employeur est susceptible d’être engagée.

Ce débat avait également et surtout vocation à rappeler qu’il est essentiel pour l’employeur, eu égard à l’obligation de sécurité qui lui incombe, de prévenir le risque et de traiter les réclamations, voire les plaintes des salariés et de leur entourage.

Identifier, diagnostiquer, prévenir et traiter : telles sont les séquences nécessaires à une bonne santé de l’entreprise et de ses collaborateurs.

Les participants, nombreux malgré le mouvement de grève qui frappait la RATP et la SNCF ce jour-là, l’ont bien compris. Le stress et le harcèlement moral au travail ne sont pas une fatalité et ne doivent pas le devenir. Il faut au contraire comprendre et prévenir.

Safia IKEN

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Commentaire de la rédaction

Nous continuerons de vous tenir informés dorénavant de l’actualité juridique en cette jeune matière, que les entreprises ne peuvent plus négliger et qui pose de véritables questions sur les interconnexions entre la vie privée et le travail.

L’employeur ne peut plus ignorer, semble-t-il, la situation de vulnérabilité de certains de ses collaborateurs, qui ne disparaît pas lorsque le salarié se trouve sur son lieu de travail, mais peut empirer. Dans quelle mesure l’employeur, qui doit absolument respecter la vie privée de ses salariés, peut-il en tenir compte s’agissant de personnes vulnérables, sensibles au stress en général ?

Il est tout à fait naturel que les syndicats soient à l’avant-garde de ce combat et dénoncent le stress au travail et ses conséquences dommageables sur la santé de nos concitoyens. Mais le stress n’a pas pour unique origine les conditions de travail. Que dire des salariés qui empruntent les transports en commun et qui galèrent tous les jours pour se rendre sur leur lieu de travail ou ceux qui subissent la gêne provoquée par la grève de la SNCF qui entre bientôt dans sa troisième semaine. Qui est responsable ? Verrons-nous un jour, après l’ouverture d’une information judiciaire, un tribunal condamner des grévistes du secteur public pour avoir infligé un stress durable aux usagers qu’ils sont censés transporter ou pour avoir arrêté le trafic aérien en raison de particules non identifiées ?






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