La Revue Squire

Renforcement de la protection des mineurs à la télévision


Rédigé par Fleur Allain le 30 Octobre 2006

Depuis quelques mois, le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), à qui la Loi du 30 septembre 1986 modifiée attribue une mission de protection de la jeunesse pour tout service de communication audiovisuelle, multiplie les initiatives aux fins de protection des mineurs face à l’émergence de nouveaux produits, services et programmes.



(i) La signalétique jeunesse mise en place par le CSA, bien connue de tous, fait actuellement l’objet d’une large campagne de publicité télévisée accompagné du slogan "A la télévision, vos enfants ne voient pas la même chose que vous. Ces signaux sont là pour vous aider à protéger vos enfants". L’objectif est de souligner la responsabilité collective qui incombe aux adultes dans la protection des mineurs face à la télévision. Le CSA a également réalisé un mini-site, intégré à son site institutionnel, mais beaucoup plus vulgarisé, dans lequel il explique notamment les missions qui lui sont dévolues par la loi en ce domaine et permet aux internautes d’alerter le CSA en ligne sur le contenu de certains programmes.

(ii) Face au développement de publicités et de services d’envoi de SMS, le CSA a émis, le 30 mai 2006, deux recommandations contribuant à une meilleure protection des mineurs notamment, souvent adeptes de ce type de services. L’une impose l’indication claire du coût des messages surtaxés et SMS. L’autre interdit dorénavant les services proposant de recevoir, via l’envoi d’un SMS, des informations du type "horoscope amoureux", "probabilité de devenir riche", "personnage dans une vie antérieure" etc.

(iii) Les pratiques publicitaires destinées spécifiquement aux mineurs sont de plus en plus diverses et jouent souvent sur la frontière entre le contenu éditorial, à savoir le programme de jeunesse en lui-même, et le message publicitaire qui le précède ou le suit. Exemple, le développement des produits dérivés ou de "merchandising" créés à partir de personnages d’œuvres d’animation ou de fiction (matériel scolaire, jouets..) ; ou bien, dans le sens inverse, des œuvres qui reprennent des produits et services préexistants, souvent des jouets (peluches, poupées…). Face à ces pratiques, le CSA a émis une Recommandation le 7 juin 2006, dans laquelle il encadre notamment les modalités de diffusion des messages publicitaires en faveur de produits ou services reprenant l’image des personnages des fictions et animations diffusées à la télévision.

(iv) Enfin, le 4 juillet 2006, le CSA a émis une Recommandation destinée à encadrer la publicité télévisée en faveur de films, œuvres audiovisuelles, jeux vidéo, services téléphoniques ou de sites Internet faisant l’objet de restrictions aux mineurs. Ainsi, si une classification s’applique à tel programme, sa présentation au sein d’une émission, une publicité ou bien une opération de parrainage, doit également faire mention de cette classification. De même, l’horaire de diffusion de cette présentation doit tenir compte de la classification. La présentation d’un programme contenant des restrictions aux mineurs est interdite avant, pendant ou après une émission pour enfants. Enfin, les extraits des programmes présentés doivent, dans tous les cas, être exempts de toute scène de violence ou pornographique.






Nouveau commentaire :


A lire aussi dans la même rubrique :









1 2 3 4 5 » ... 57


Vous souhaitez recevoir nos articles par mail, saisissez ci-dessous votre adresse mail :
















Rester Connecté
Rss
LinkedIn
Twitter




Si vous souhaitez recevoir par email, dès leur mise en ligne, tous les articles publiés sur La Revue, saisissez ici votre adresse :