La Revue Squire

Jeff Koons à Versailles


Rédigé par Stéphane Flichy le 6 Octobre 2008


Jeff Koons à Versailles
Après les nuits blanches d’octobre 2007 au cours desquelles ont été exposés un squelette géant dans les jardins dessinés par Le Nôtre et un squelette de plexiglas au cœur de la galerie des glaces, le Château de Versailles confirme son audace en laissant carte blanche à l’artiste contemporain Jeff Koons.

New Yorkais, ancien trader, ex-mari de la sulfureuse Ciciollina et artiste vivant parmi les plus cotés au monde, Jeff Koons s’est distingué par ses œuvres de grande taille, réalisées dans une véritable usine et qui représentent pour bon nombre des objets courant liés à l’enfance.

Cette rétrospective consiste à exposer un objet par pièce de l’enfilade des grands appartements du château et la galerie des glaces.

Vous serez ainsi surpris de découvrir une immense représentation d’un chien en ballon de baudruche « Balloon dog » (fabriqué en réalité en métal) dans le salon d’Hercule, un homard suspendu « Lobster » dans le salon de Mars, ou encore un portait « Louis XIV » en acier inoxydable dans le salon de Mercure.

Pour notre part, nous avons apprécié la sculpture « Baloon Flower » placée devant la Cour carrée qui permet, grâce à sa surface lisse et bombé de découvrir le Château sous des perspectives nouvelles et le « Large vase of flower » placé discrètement près du lit de Marie-Antoinette.

D’autres œuvres nous ont semblées moins à leur place comme des aspirateurs éclairés au néon, la porcelaine géante représentant Michael Jackson et son chimpanzé ou les sculptures de bois polychrome démesurées.

En réalité, le clou de l’exposition réside peut être dans le scandale et la polémique suscitée par l’entrée du « roi du kitsch » comme l’appelle certains, au Château de Versailles.

En effet, alors que la visite d’inauguration s’est déroulée dans le calme et la solennité qu’imposent la beauté des grands appartements, les langues ou plutôt les plumes se sont déliées quelques heures plus tard.

Un nombre incalculable de réactions et commentaires, souvent virulents, abondent sur Internet en réaction à ce mariage surprenant entre pop art et classicisme du Château de Versailles.

Certes, Jeff Koons se nourrit du scandale, certes le mariage est étonnant voire détonnant, certes la présence de certaines œuvres ne nous a pas semblé pertinente mais nous partageons pleinement le point de vue de Jean-Jacques Aillagon, Président du Château de Versailles, qui répondant à la critique précisait que Versailles doit « rester un lieu culturel vivant et ne pas être plongé dans le formol ».





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