La Revue Squire

A visiter : le Bal, L'Etat du ciel


Rédigé par Christian Hausmann le 3 Avril 2014


Connaissez-vous l'Impasse de La Défense dans le 18ème arrondissement ? Derrière la Place Clichy, proche de la sortie de la station de métro éponyme, une paisible impasse avec un jardin public et un espace potager urbain cultivé par les habitants et les enfants du quartier (jardin paysan). Au n°6 de l'impasse, autrefois cabaret, puis salle de bal, aujourd'hui transformée en galerie, avec salles d’exposition sur deux niveaux consacrées à des expositions photos, une librairie et un café sympathique.

Ce lieu, qui a pris le nom de « Bal », a été créé il y a quelques années sous l’impulsion du photographe préféré de François Hollande, je veux nommer Raymond Depardon qui a été à l’honneur jusqu’au 10 février 2014 au Grand Palais pour « Un moment si doux ». En attendant un retour prochain, vous pouvez visiter l’exposition de Cartier-Bresson au Centre Georges Pompidou jusqu’au 9 juin.

L’exposition du moment au Bal jusqu'au 20 avril est une mise en photo « Ponte City ». Le photographe Mikhael Subotzky et l’écrivain Patrick Waterhouse, auteurs du projet, vous promènent en images à Soweto où une tour de 54 étages fut érigée pendant l’apartheid, une tour d’habitations de luxe avec commerces, arrogante du haut de ses 54 étages, exclusivement réservée aux blancs aisés, la domesticité y étant parquée sur le toit, cachée par de hauts murs. Très vite après le changement de régime, les blancs ont déserté ce quartier de Johannesburg et l’immeuble phare s’est dégradé et a progressivement été laissé à l’abandon. Une revitalisation et reconstruction est en cours.

« L’Etat du ciel » au Palais de Tokyo jusqu'au 7 septembre. A ne manquer sous aucun prétexte. Vous marchez dans des films, des vélos hollandais sont à votre disposition pour vous déplacer à l’intérieur du Palais. Le nu vivant est mobile : une jeune fille entièrement nue déambule, dont vous pouvez prendre les mensurations, un mètre est à votre disposition. Lumières, vidéos, bruits de fond, murs en état de destruction avancée qui rappellent celui de Berlin en 1989, des choses en moins, des choses en plus, des photographies, des sculptures, des projets avortés, enfin tout un fatras contemporain. Cherchez l’art, cherchez l’erreur, cherchez la nouveauté. Il faut être humble devant la création contemporaine et accepter d’apprendre comme il y a quelques décennies l’informatique et plus tard l’Internet. Ce n’est pas aisé pour ceux de ma génération.






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