La Revue Squire

Un recul du nombre des défaillances en trompe-l’œil : les PME au cœur de la crise


Rédigé par Alexandre Le Ninivin le 1 Août 2012


A l’issu de l’année 2011 nous avions mis en avant l’évolution du nombre des procédures collectives ouvertes sur le territoire français [1].

Si le chiffre global des procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire, et de liquidation judiciaire semblait se stabiliser, il a même légèrement diminué au premier trimestre 2012 et cette tendance semble se poursuivre ce trimestre, le nombre des défaillances s’affichant en repli de près de 4,7% par rapport à la même période l’année dernière.

Pour autant, ce chiffre qui pourrait paraitre positif, ne l’est aucunement.
En effet, le nombre global des procédures ouvertes reste très élevé par rapport aux années d’avant crise (2005-2006) où il se situait à moins de 50.000 procédures par an, contre plus de 55.000 aujourd’hui.

Surtout, et nous l’avions déjà mis en exergue, les entreprises les plus touchées par les défaillances sont celles employant de nombreux salariés (plus de 50).

Entre 2011 et 2012, l’augmentation des défaillances pour ces sociétés est de 87%. Elle dépasse 22% pour les entreprises employant entre 100 et 200 salariés, et surtout 36% pour celles employant plus de 200 personnes.

Cette tendance de fond va être lourde de conséquences dans les prochains mois.

Manifestement connue dans les plus hautes sphères, elle explique en partie la décision récente du Ministre Arnaud Montebourg de désigner, tout juste après son arrivée, 22 commissaires au redressement productif dans chacune des régions, chargés d’analyser en amont les difficultés des PME et de les régler dans le but d’éviter des faillites aux conséquences catastrophiques.

Comme l’indique une étude récente du Cabinet ALTARES, l’ensemble des procédures collectives en cours concernent plus de 70.000 salariés ce trimestre, chiffre au plus haut depuis 5 ans.

Les faillites retentissantes, dont celle du groupe Doux et les restructurations lourdes : PSA et SANOFI en tête, sont de plus en plus fréquentes et aucun indicateur ne laisse à penser que cela va s’arrêter.

Ces défaillances sont liées aux difficultés et tensions financières que rencontrent les entreprises depuis plusieurs années, ces dernières n’arrivant plus aujourd’hui à faire face à leurs charges avec des revenus stagnant ou en baisse.

La concurrence étrangère est de plus en plus rude et le regain d’attrait du « made in France » ne concerne qu’un petit nombre de secteurs.

Faut-il céder à la panique et se résigner, nous ne le croyons pas, bien au contraire.

La conclusion à tirer de cette analyse pour les entreprises de taille moyenne et les groupes, relève d’une impérative nécessité, si ils ne l’ont pas fait, de procéder aux restructurations qui s’imposent, qui si elles impliqueront nécessairement des conséquences lourdes sur, tant l’emploi, que l’outil de production, seront salutaires à l’avenir et permettrons la conquête de nouveaux marchés.

En ces périodes troublées, il est nécessaire, comme le soulignent nombre d’auteurs, de ne pas délaisser, mais au contraire de renforcer la recherche et le développement de nouveaux produit et services.

Les bonnes idées sont légions, et il faut créer le terreau fertile leur permettant de s’exprimer, de façon à créer les conditions d’une reprise en innovant.
Comme l’ont bien compris certains états, dont nos voisins allemands, cela permet de commercialiser des produits « en avance », et « nouveaux », donc à plus forte marge et de créer un effet tampon en cas de baisse des ventes des produits moins innovant et plus fortement concurrencés par les marchés émergeants.

La France a souvent été à la pointe, gageons qu’elle ne se laissera pas distancer, notamment grâce à une formation d’excellence de ses jeunes, reconnue de tous de par le monde.

Dans cette tendance lourde qui voit nombre de sociétés connaître des difficultés, Squire Sanders accompagne, quotidiennement les dirigeants dans le cadre de leur restructuration (mandat ad hoc, conciliation et redressement) mais également les entreprises devant faire face à la faillite, de leurs clients, sous-traitants ou co-contractants (négociation avec les organes de la procédure, revendications, transactions).

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter Alexandre le Ninivin

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[1] Voir notre article : Défaillances d’entreprises en 2011





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