La Revue Squire

Polars chinois et autres réjouissances


Rédigé par Christian HAUSMANN le 16 Mai 2011


Les fanatiques de FMB et nostalgiques du procès Banier qui n’aura finalement pas lieu, pourront assouvir leur curiosité sur la personnalité de l’ami de Liliane Bettancourt, en achetant ou empruntant le livre de Jean-Marc Roberts au titre simple « François-Marie ». 94 pages, au prix de 12 €, chez Gallimard. Je passe.

Les amateurs de polars connaissent les enquêtes de l’inspecteur principal Chen de la police de Shanghai (Qiu Xialong), mais les consommateurs de romans dédaignant les livres policiers, ne savent pas qu’ils passent devant de la bonne littérature, riche de repère sur la Chine après la révolution culturelle. Un peu moins de 10 titres ont été traduits en français, publiés aux Points. Qiu Xialong, né à Shangai, vit aux Etat Unis et écrit en anglais.

Péripéties au Musée d’Art Moderne de Paris

Nous avons déjà parlé de l’exposition originale de Van Dan Dongen au Musée d’Art Moderne de Paris. N’hésitez pas à vous y rendre, pour l’instant, il n’y a pas d’attente aux caisses. Toutefois, soyez vigilants. Le Pariscope indique comme heure d’ouverture de 10h à 18h mais étonnamment, les caisses ferment à 17h15. Se casseront le nez sur les portes métalliques monumentales, nos lecteurs qui quittent leurs bureaux prématurément pour un petit apéritif culturel. Si par contre vous passez la barrière des caisses et des vestiaires avant 17h15, et qu’après la visite de l’exposition, vous vous attardez à la buvette ou dans la librairie, et que vous avez laissé votre imperméable et votre sac à dos au vestiaire, vous ne pourrez pas le récupérer si, à 18h précises vous sirotez encore votre jus d’orange ou feuilletez les pages des nombreux ouvrages illustrés de la librairie. Il ne vous restera qu’à revenir le lendemain ou utiliser un stratagème. Il m’est arrivé cette mésaventure récemment et comme j’avais dans mon sac à dos, confié à une charmante hôtesse des vestiaires, un Munster à point, qui devait faire mon dîner du soir, j’ai tenté de récupérer mon bien par des moyens détournés. Il a d’abord fallu soudoyer le responsable de la librairie, qui n’est pas employé du musée mais un concessionnaire. Celui-ci a bien voulu se rapprocher d’un des surveillants qui n’avait pas encore quitté le bâtiment. Il m’a alors été recommandé de faire le tour du Musée par les quais et de rejoindre par une porte détournée la sortie réservée au personnel. Il a fallu alors par des battements répétés sur une petite porte métallique attirer l’attention d’un gardien de nuit, qui a fini par entrouvrir la porte. A partir de là, les choses se sont précipitées car ma mésaventure n’était pas isolée. On peut supposer que cette même mésaventure arrive tous les soirs à certains visiteurs non vigilants. Le gardien, après un certain temps d’attente a fini par me délivrer mon imperméable et mon sac à dos contenant le fameux Munster. Vous vous souviendrez qu’au même Musée d’Art Moderne de Paris (MAMP) il y a quelques mois, à l’insu du système de sécurité et du gardiennage, certains tableaux ont été subtilisés en pleine journée sans que personne n’y voit rien.

Au Musée du Luxembourg

Les sénateurs sont à leur heure conservateurs et organisateurs d’expositions artistiques et c’est ainsi que le Musée du Luxembourg, qui fait partie intégrante du Sénat, organise l’exposition de Lucas Cranach le Vieux. Je vous ai déjà parlé de cette exposition mais ne l’avais pas encore visitée et je peux désormais vous la recommander chaudement. La même mésaventure d’inaccessibilité provisoire du vestiaire ne devrait pas se produire au Luxembourg tellement la sécurité des Sénateurs vieillissants est organisée. D’abord la fermeture intervient à 20h et non pas à 17h15, d’autre part, la non récupération d’un vestiaire se traduirait forcément par la destruction du bien non réclamé, comme dans les aéroports et autres lieux publics.

Art paris « Just Art » au Grand Palais

Les galeries d’art contemporain se sont données rendez-vous début avril au Grand Palais et quelle que soit la qualité des œuvres exposées, le cadre est toujours grandiose et mérite le déplacement, d’autant plus qu’on y rencontre moult personnages importants, qui vous saluent croyant reconnaître quelqu’un d’aussi important qu’eux. Entre temps, vous avez interrogé vos voisins immédiats pour savoir qui est donc ce personnage bruyant et attifé comme un John Galliano. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Combas. Si vous n’aviez pas reçu une invitation, il vous en aurait coûté 20 euros, ce qui n’est pas négligeable. Il est donc recommandé pour l’édition 2012 de solliciter de votre galeriste préféré une invitation gratuite.
N’hésitez pas à nous signaler les livres que vous avez aimé lire, les pièces de théatre ou spectacles qui vous ont séduits et les adresses de vos bons bistrots.





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