La Revue Squire

Nouvelle Recommandation du BVP en matière de publicité pour les cosmétiques


Rédigé par Fleur Allain le 30 Juin 2006


Le BVP, association de professionnels pour une publicité responsable, ainsi que la Fédération des Industries de la Parfumerie, ont édicté, le 9 mai 2006, une nouvelle Recommandation "Hygiène et Beauté", la dernière datant de 1998. Sont concernés: les produits cosmétiques, parfumerie, maquillage, soins, capillaires, hygiène et toilette ; visant ainsi un secteur large, lequel est d’ailleurs l’un de ceux recourant le plus aux services d’ "accompagnement déontologique" du BVP dans l’élaboration de leurs communications.

Les nouvelles dispositions sont applicables à la publicité de tout produit cosmétique, sur tout média.

Outre les règles générales déjà précisées dans la recommandation de 1998, les apports de la Recommandation sont les suivants :

i. Renforcement des exigences en matière de cautions médicales ou scientifiques :

  • La recommandation d’un membre d’une profession médicale, paramédicale ou scientifique est possible sous réserve qu’elle repose sur des preuves scientifiques objectives et vérifiables et qu’elle ne reflète pas seulement l’opinion du professionnel.

  • La caution médicale doit être clairement distinguée au sein de la publicité du message de nature commerciale.

  • La recommandation directe du produit est interdite à moins qu’elle n'émane d’un professionnel lié à l’entreprise promouvant le produit, auquel cas ce lien doit être clairement indiqué.

  • Les formules telles que "testé sous contrôle médical", "efficacité prouvée cliniquement", "mis au point après essai clinique" non rattachées à des professionnels du corps médical ne constituent pas des "cautions médicales" mais ne doivent en aucun cas laisser penser au consommateur qu’il s’agirait d’un médicament.

ii. Règles plus rigoureuses dans la présentation des performances des produits :

  • La nature des tests reproduits ou mentionnés dans une publicité doit être clairement indiquée : test scientifique (test in vitro, mesures instrumentales, études cliniques réalisées sous contrôle médical, études sensorielles sous protocole) ou bien test de satisfaction (tests consommateurs ou tests d’usage).

  • Le test scientifique et le test de satisfaction doivent être clairement distingués sur une même publicité.

iii. Règles spécifiques pour certaines catégories de produits, tels les produits amincissants, antirides et produits pour cheveux :

  • Toute revendication relative à la prévention ou au traitement de la cellulite en tant que telle est proscrite ; l’action ne doit porter que sur les signes, effets ou aspects de la cellulite.

  • Le terme "amaigrissement" est proscrit, seul les termes "mincir" ou "amincissement" étant tolérés.

  • Si un produit peut revendiquer une action sur les signes ou les effets du vieillissement (ex : atténuation ou diminution des rides ou ridules), en revanche toute référence à une notion de rajeunissement au sens physiologique du terme est proscrite.

  • Tout terme laissant penser à un remède contre la chute des cheveux est interdite (ex : "repousse", "pousse", "naissance") ; les termes "calvitie", "stoppe la chute des cheveux" ou analogues sont interdits.





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