La Revue Squire

Mayra Andrade, sirène du Cap Vert


Rédigé par Ariane Dossier le 9 Septembre 2008


“Je rêve d’être une chanteuse de rock”… nous dit-elle avec aplomb et simplicité sur la scène du Parc Floral de Vincennes, en plein Festival de Jazz.

Pendant près de deux heures Mayra Andrade a séduit une foule d’estivaux festifs par son timbre chaud, son soleil, sa nostalgie, son allégresse. A à peine 23 ans, elle règne sur scène dans une robe de vestale grise, prise dans le vent de ce 13 juillet à la météo changeante. Espiègle, courageuse et futée, elle réussit à faire chanter en chœur des centaines de timides « Comme s’il en pleuvait » (chanson composée sur mesure par Tété) pour montrer au monde que les Français sont capables de rythme et de voix. Et comme par enchantement le soleil se met à poindre sur Vincennes et ses chants s’étalent au-dessus du lac et des fleurs.

Mayra Andrade est née à Cuba en 1985 et vit à Paris depuis 2003.

Son enfance se balade entre le Cap-Vert, le Sénégal, l’Angola, l'Allemagne et la Suisse. Adolescente elle chante pour honorer la présence de Sa Sainteté le Dalaï Lama en Belgique. Peu de temps après, elle remporte la médaille d’or aux Jeux de la francophonie au Canada, interprétant une chanson en créole capverdien. L'année de ses 16 ans, elle partage la scène avec Sheila Jordan au Festival de jazz de Nantes. Sa voix de miel, d’or et d’océans l’emmène sur les routes d’Europe où elle butine les salles de concert, d’invitation en invitation. Au New Morning, elle chante en première partie du concert de Césaria Evora, d’Enrico Macias et du Cubain Ernesto Tito Puentes. Les Parisiens l’écoutent au Champ de Mars ou au Satellite café (excellente salle découvreuse de talents des musiques du monde, rue de la Folie Méricourt Paris 11ème). En 2005, Charles Aznavour enregistre avec elle un duo en français à Cuba. En 2006, elle sort enfin son premier album, 'Navega' (sur les flots) qui depuis a remporté le prix international Cubadisco 2008 devant Chico Buarque et Ojos de Brujo.

Sur scène elle réinvente les rythmes de la Funana, du Batuque, puise dans les comptines brésiliennes de son enfance et dans ses souvenirs de Praia (Cap vert). C’est pour l’instant en créole capverdien qu’elle sait surprendre et emmener son auditoire vers des rives au retour incertain où les pêcheurs ont deux cœurs dont un qu’ils remplissent de larmes d’amour. Il nous reste à voguer quelques instants sur le souvenir d’un concert d’été avant de découvrir ce que nous réserve son prochain album…





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