La Revue Squire

« L’art de la paix
(Secrets et trésors de la diplomatie) »


Rédigé par Antoine Adeline le 10 Novembre 2016

« Je ne sais de tout temps quelle injuste puissance / Laisse le crime en paix et poursuit l'innocence » (Racine, Andromaque). Sun Tsu a écrit « L’Art de la guerre », le Petit Palais accueille[1] jusqu’au 15 janvier 2017 une superbe exposition consacrée à « L’art de la paix (secrets et trésors de la diplomatie) ». Gloria in excelsis Deo et in terra pax hominibus bonae voluntatis. L’exposition est organisée de façon thématique : « La paix des princes », « L’idéal de la paix », « La paix mode d’emploi », « La chambre des trésors », « Ordre et désordre du monde ».



D’insignes trésors diplomatiques

On admire des tableaux, sculptures, affiches et archives d’une valeur artistique et patrimoniale exceptionnelle ; d’insignes traités, chartes et serments. Anciens et récents Le serment de Strasbourg (842) ; L’accord de Paris COP 21 et son petit maillet vert (2015) Célèbres  L’acte final du congrès de Vienne (1815) ; Le Traité de Versailles (1919). Glorieux Le traité de Tilsit (1807) ; La charte des Nations Unies et les statuts de la Cour Internationale de Justice (1945) Infamants Le traité de Troyes entre la France et l’Angleterre (1420) ; Le traité de Francfort entre la France et l’Allemagne (1871) ; Un  télégramme du consulat de France sur les accords de Munich (1938). Perturbants Les accords sur la cessation des hostilités au Viet Nam (1954) ; Les pourparlers d’Evian (1962). « A une certaine époque la France commença à perdre ses colonies et beaucoup de l’empire qu’elle aurait dû conserver sur elle-même » (Blondin). Toujours d’actualité Les accords Sykes-Picot[2] (1916) ; Le traité de paix mettant fin à la guerre de Crimée (1856) ; La lettre d'amitié du roi du Maroc Mohamed III Ben Abdallah à Louis XVI, le félicitant de son accession au trône (1774). Exotiques La grande paix de Montréal entre le Chevalier de Callières et cinq nations iroquoises (1701) ; L'arrangement franco péruvien relatif à la vente et au prix du guano (1865).

L’exposition convoque de grandes figures et prestigieux fantômes, artisans ou théoriciens de la diplomatie et de la paix ; Blaise de Vigenère, Abraham de Wickefort, François de Callières, Jean Baptiste Colbert de Torcy, Talleyrand, Robert Schuman. Le compliqué ce n’est ni ‘l’idéal de paix’, ni la ‘paix des princes’, c’est la ‘paix mode d’emploi’. ‘Si vis pacem para bellum’ ? Ce n’est pas suffisant. Si tu veux la paix prépare la paix ? Ce n’est pas suffisant non plus. Et quand tout le monde parle de la paix, la guerre n’est jamais bien loin... Derrière ou devant nous ? Les deux mon général, hélas.

Guerre à la guerre !

La paix ne se laisse pas facilement appréhender. À la fois processus et effet, fin et moyen de sa propre fin, ce sublime idéal n’est, pour les réalistes, qu’une chimère. Un des plaisirs des disputes, c'est de faire la paix… Une affaire trop sérieuse pour être abandonnée aux amateurs et aux professionnels, les pacifistes et les diplomates.

Entre les âmes supérieures et les adeptes de la realpolitik, un dialogue de sourd ; « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu (Matthieu); « Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert » (Mère Teresa). « Paix : Dans les affaires internationales, période de duperie entre deux périodes de combats » (Ambrose Bierce). « Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi » (Dalaï Lama). « N’ayez pas de voisins si vous voulez vivre en paix avec eux » (Alphonse Karr). « La guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force (George Orwell).

Les moralistes prennent de la hauteur ; « Le grand ennemi de la paix entre les hommes, c’est l’amour-propre (Marmontel). « L’essence de la paix est d’être éternelle, et cependant nous n’en voyons durer aucune l’âge d’un homme, et à peine y a-t-il quelque règne où elle n’ait été renouvelée plusieurs fois. Mais faut-il s’étonner que ceux qui ont eu besoin de lois pour être justes, soient capables de les violer ? » (Vauvenargues). « La grande illusion, c'est la guerre. La grande désillusion, c'est la paix (Marcel Achard). Céline, avec sa bonne humeur habituelle, retourne le couteau dans la plaie. « Une balle dans le ventre, ça ne fait pas un héros, cela fait une péritonite » (…) « Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l'indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes, la guerre venue ».

Du côté des juristes

Le droit est une école de rigueur, d’imagination et d’hypocrisie. Si les diplomates aiment valser, les juristes affectionnent le tango. Comment choisir entre Antigone, Créon, le droit naturel, le droit  positif et les pyramides kelséniennes ? La morale et les grands principes c’est bien, mais les normes ont leurs raisons que la raison ignore. Même la guerre a son droit. Le principe de précaution n’exclut pas les précautions de principe. Dura lex sed lex. Rousseau ne convainc que les lycéens du Bac philo : « J'ouvre les livres de droit et de morale ; j'écoute les savants et les jurisconsultes ; et pénétré de leurs discours insinuants, je déplore les misères de la nature, j'admire la paix et la justice établies par l'ordre civil, je bénis la sagesse des institutions publiques et me console d'être homme en me voyant citoyen » [3]. Carl Schmitt met les pieds dans le plat en posant que la souveraineté étatique est absolue ou n’est pas, au risque de sortir de la norme juridique. Le Léviathan se ‘mort’ la queue.   

En 1928, le pacte Briand-Kellog avait mis la guerre hors la loi. Pavés de bonnes intentions, le droit des gens, les tribunaux pénaux internationaux et les ‘machins’, se construisent pierre à pierre ; avec les rochers de Sisyphe. Il y a quelques semaines, plusieurs pays africains, dont l’Afrique du Sud, ont quitté la Cour Pénale Internationale de La Haye, invoquant une justice à double standard. Le procès des juges et de la Justice est un classique. La paix serait-elle la continuation de la guerre par d’autres moyens ? Péguy a un mot terrible ; “Le droit ne fait pas la paix, il fait la guerre ». Il reste les ‘principes généreux du droit’. Depuis 1945 l’Unesco a la noble tâche de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples ».

Vive la « communauté mondiale de compréhension et respect mutuel », Pic de la Mirandole et l’humanisme 3.0 ! Mireille Delmas-Marty voudrait humaniser la mondialisation grâce aux « forces imaginantes » du droit[4]. Tout cela sent bon la ‘SDN’ (Sans Domicile Normatif) et l’entre deux guerres. « Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination. Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité. ‘La guerre de Troie n’aura pas lieu’ (Giraudoux) c’était en 1935, ‘La grande illusion’ (le chef d’œuvre de Renoir) en 1937 et les accords de Munich en 1938. Pas de happy end. Les disputationes théologiques et juridiques sur la ‘guerre juste’ n’ont pas pris une ride. Le dernier mot à Pascal; « Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien ». Un compromis ? Il faudrait faire une paix qui ait la grandeur d'âme de la guerre disait Montherlant.

Les Tambours majors de la paix et de la justice

Toutes les causes ont besoin de martyrs. Martin Luther King a payé au prix fort son noble engagement. « Oui, si vous voulez dire que j’étais un tambour-major, dites que j’étais le tambour-major de la justice. Dites que j’étais le tambour-major de la paix. J’ai été le tambour-major du bon droit. Et tout le reste, tout ce qui est superficiel, ne comptera pas. Je ne laisserai pas d’argent derrière moi. Je ne laisserai derrière moi aucun de ces objets qui font le luxe ou la beauté de la vie. Mais je ne veux laisser derrière moi qu’une vie de dévouement »[5].
Chez nous le tambour major en chef de la paix et de la Justice c’est Victor Hugo ; « Et de l'union des libertés dans la fraternité des peuples, naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et qu'on appellera la paix de l'Europe » (…) « Vous voulez la paix : créez l'amour. Si bellum vis, odium fac ; si vis pacem, fac amorem. Proclamons la fin des orgueils, la fin des colères, la fin des glaives » (« Choses vues ») …ou entre aperçues… « Qui dit frontière, dit ligature. Coupez la ligature, effacez la frontière, ôtez le douanier, ôtez le soldat, en d’autres termes, soyez libres ; la paix suit » (…) « Nous voulons que le peuple vive, laboure, achète, vende, travaille, parle, aime et pense librement, et qu’il y ait des écoles faisant des citoyens, et qu’il n’y ait plus de princes faisant des mitrailleuses. Nous voulons la grande république continentale, nous voulons les États-Unis d’Europe, et je termine par ce mot : La liberté, c’est le but ; la paix, c’est le résultat » (« Actes et paroles »)… paroles, paroles…

Si la poésie a ses privilèges, la vérité a ses droits. L’héritage de cet idéalisme a été  accepté sans bénéfice d’inventaire par l’Occident. La folie meurtrière de la 1ere guerre mondiale a réveillé les consciences et suscité des vocations. Les hommes et les femmes de bonne volonté constituent une grande famille, avec de nobles grands-pères indignés, de beaux enfants aux cheveux longs. ‘Plus jamais cela’, la ligue internationale des combattants de la paix, Peace and love. Mais la guerre et l’injustice sont deux ennemis redoutables. Même armé des meilleures guitares, prix Nobels et indignations du monde, le combat sur deux fronts n’est jamais facile. Un aphorisme à méditer pour les noctambules de la place de la République « Sans la police tout le monde tuerait tout le monde et il n’y aurait plus de guerre » (Henri Jeanson).

Rien n’est simple. Aujourd’hui les terroristes sont au sud-est et les citoyens du Monde humanistes sont à l’ouest. « Il est faux de dire que l’histoire ‘ne repasse pas les plats’ : elle ne fait que ça, et même sa principale spécialité est le réchauffé ou le surgelé » (Jean François Revel). Les développements du catalogue de l’exposition, sont convenus, ad usum Delphini ; « Sur ces bases directement héritées de l'histoire européenne, l'ordre international est encore et toujours à reconstruire, mais aujourd'hui, pour espérer être pertinent et durable, il doit s'inscrire dans la prise en compte de tous les domaines touchant la vie humaine et se fonder sur la reconnaissance de l'altérité comme principe fondateur d'un monde globalisé, multipolaire et riche de ses diversités »[6]. Ah, si tous les gars du monde… !

Le quai d’Orsay se raccroche à des morceaux de bravoure[7] et nourrit encore quelques illusions sur la place de la France dans le concert des nations. Mais Marianne a passé l’âge du Heavy Metal et des raves. « La France agit résolument pour la paix et la sécurité à travers le monde. Elle participe, avec les autres acteurs globaux, à la recherche déterminée d’issues justes et équilibrées aux crises qui menacent la stabilité internationale. Sa volonté d'assumer cette mission tient aujourd'hui à son statut de membre permanent du conseil de sécurité des Nations unies et à son rôle, avec l'Allemagne, au sein de l'Union européenne. Elle relève surtout de la longue histoire qui est la sienne et des liens qu'elle a su tisser au fil du temps avec toutes les nations »[8]. C’est le ‘surtout’ qui tue.

Nous avons eu les grands de la Cour, mais nous ne jouons plus dans la cour des grands. Le syndrome de la ligne Maginot est un atavisme national; les pieds dans le béton et la tête dans le sable. « La ligne Maginot avait cette propriété miraculeuse, qu’elle partageait avec les gaines élastiques, de vous donner une silhouette jeune et moderne longtemps après l’âge… » (Roger Nimier). En 2016, les réfugiés, miséreux, oppressés, qui désirent s’en sortir, ne s’y trompent pas. Ils ne s’attardent pas dans le pays des droits de l’Homme où il fait bon vivre. Ils préfèrent Calais à Panane, en route vers l’enfer thatchérien, le travail, l’espoir. Cela devient vexant.  « C'est une terrible pitié que de voir un peuple qui a besoin d'aimer et ne trouve rien pour satisfaire son amour » (Nimier).

« Ordre et désordre du monde »

La section finale de l’exposition est consacrée à ’l’ordre et aux désordres du monde’, bel euphémisme pour parler du chaos ambiant. Drôle de paix, drôle de guerre, drôle de drame. L’heure n’est pas aux excès d’optimisme. L’Europe implose, les États Unis se déchirent, le Moyen-Orient est à feux et à sang, nouvelle guerre froide avec la Russie, multiplication des bras de fer avec la Chine, et partout en Occident  la grande désillusion, la faillite du Welfare state, les affreux ‘populistes’[9] et plus fondamentalement « l’écroulement de l’idée de l’histoire comme porteuse d’une nécessité intrinsèque qui conduit vers l’émancipation » (Marcel Gauchet). C’est la fin de ‘la fin de l’histoire’, la fête est finie. Après l’auberge espagnole, l’auberge rouge. Vers la guerre perpétuelle ?!

Au terme de la visite nous sommes saisis d’un doute mêlé d’angoisse. L’exposition n’aurait-elle pas une, voire deux ou trois guerres de retard ? (1) Il faut arrêter de se voiler la face et de se préoccuper du Kant dira-t-on. Les États nations, l’ordre international bi ou multi-polaire ont fait long feux ; la reféodalisation est rampante, tout est à reconstruire. (2) Les menaces immédiates contre la liberté et la paix, sont autant intérieures qu’extérieures. Marianne n’est plus qu’un hologramme. L’urgence est de « conjurer la peur[10] et la guerre civile qui couvent comme vient nous le rappeler Gilles Kepel (‘La fracture’, 2016). (3) À moyen terme, au-delà des enjeux géopolitique et de puissance, la folie consumo-productiviste et le réchauffement climatique détruisent la maison Terre[11]. Nous aimons les réfugiés politiques, nous allons adorer les réfugiés écologiques.

Consubstantielle au suicide collectif en marche, l’abolition des repères et du principe de Raison, nourrit  une économie psychique fondée sur l’hybris et la pléonexie, le tout à l’égo, la jouissance pour tous et le nihilisme pour chacun. L’homme sans gravité et la folie trans-humaniste nous réservent des fins de ‘moi’ difficiles. La doxa bienpensante et le ‘la’ sont donnés par une armée de sociologues, chercheurs, journalistes, moitrinaires, naïfs et rentiers du lieu commun, coupés des réalités de terrain. Les ‘pères peinards’ de l’EHESS, franciscains du CNRS ou de France Culture, tweetent sur le commerce moral et le capitalisme équitable, à moins que ce ne soit l’inverse. Don Camillo laïques[12] de la révolte participative et du Mondial moquette de l’indignation permanente, ils entendent des voix, font des rêves et veulent des droits[13], un revenu universel garanti, et des smart phones pour tous ; sans oublier les réfugiés de la jungle de Calais, finalistes du grand ‘inter-villes’ humanitaire qui ne fait que commencer. « Il faut savoir désespérer jusqu’au bout » (Nimier).

Lorsque le Président de la République veut décerner la légion d’honneur aux victimes du terrorisme[14] et croit noyer le pois(s)on en prétendant que la France est une « idée » (éludant tout adjectif qualificatif), l’heure est grave et nous avons du souci à nous faire. « N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir » (Jules Renard). Une société ne saurait être fondée sur le « vivre ensemble participatif citoyen et durable », le convivialisme ‘no border’, la méthode Coué et la planète des songes. L’indignation, la compassion et l’émotion ne sont ni un programme, ni des principes. On ne s’en sortira pas avec les murmures démagogiques à l’oreille de la jeunesse, le traité de Maastricht expliqué à Hanouna par Cyprien sur youtube, le Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe de l’abbé de Saint Pierre en bande dessinées, ou l’enfilade de bons sentiments comme des colliers de nouilles pour la fête des frères. Le problème du multiculturalisme ce n’est pas le multi, le problème c’est la Culture ; elle a disparu. Pour paraphraser Marx, assez transformé le monde, il est temps de l’interpréter ! Il ne s’agit pas de penser moderne, mais de penser juste. « On ne se bat point pour des idées abstraites d'ordre, de paix, de patrie ; ou si l'on se bat pour elles, c'est qu'on y attache des idées de sacrifices ; alors on sort de la morale des intérêts pour rentrer dans celle des devoirs : tant il est vrai que l'on ne peut trouver l'existence de la société hors de cette limite ! » (Chateaubriand).

En attendant la ‘convergence des consciences,[15] la ‘grande République universelle,’ le capitalisme du XXIIème siècle et un futur serment de ‘Strasbourg-Saint Denis’, il faut aller au Petit Palais admirer le portrait de Talleyrand par Prud’hon et la ‘La paix par l’arbitrage’, une très belle esquisse peinte par Albert Besnard (1849-1934) pour la décoration de la salle des délibérations du Palais de la paix de La Haye.
 


[1] Conjointement avec le quai d’Orsay et le Musée des beaux-arts de la ville de Paris.
[2] Accords relatifs à la création d’un Etat ou d’une confédération d’Etats arabes dans la région syrienne
[3] « Fragment sur l'état de guerre ».
[4] Mireille Delmas-Marty, ‘Les forces imaginantes du droit’ [I] à [IV], (Le relatif et l'universel, Le pluralisme ordonné, La refondation des pouvoirs, Vers une communauté de valeurs, 2004-2011).
[5] « Sermon sur l’instinct du tambour-major ».  
[6] Isabelle Nathan,  « Ordre et désordre du monde », chapitre final du catalogue de l’exposition.
[7] « Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix » (Dominique de Villepin, discours devant le Conseil de Sécurité des Nations unies, 14 février 2003).
[8] Jean-Marc Ayrault, introduction au catalogue de l’exposition.
[9] Le prolétaire n’a plus la cote chez les intellectuels progressistes. Le peuple, c’est comme le cholestérol, il y a le bon, « populaire » et le mauvais, « populiste » ; classes laborieuses classes dangereuses !
[10]   Patrick Boucheron, « Conjurer la peur Sienne 1338, Essai sur la force politique des images », 2013.
[11] Voir les débats sur l’anthropocène et l’écocide.
[12] Peppone est out. Il a fait faillite en 1989, avec un bilan globule-ment négatif. Et puis Kojève, Althusser et la dialectique c’est trop compliqué pour les guérilleros de Libération et des Inrocks.
[13] Thomas Piketty, Ken (eysien) rebelle, moderne et modèle, visiting Professor de la London School of Economics, dissèquent les inversions de courbes et les monétaristes réacs. Son dernier opus, « Aux urnes citoyens », 2016 est publié aux éditions ‘Les liens qui libèrent’ (forcément).
[4] Finalement, le décret du 12 juillet 2016 a créé la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme. Elle concerne les faits survenus depuis le 1er janvier 2006 pour des Français ou étrangers « tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger contre les intérêts de la République française ». Elle pourra être décernée à titre posthume.
[15] Pierre Rabhi, 2016.





Nouveau commentaire :



Vous souhaitez recevoir nos articles par mail, saisissez ci-dessous votre adresse mail :
















Rester Connecté
Rss
LinkedIn
Twitter




Si vous souhaitez recevoir par email, dès leur mise en ligne, tous les articles publiés sur La Revue, saisissez ici votre adresse :