La Revue Squire

Et après la rentrée… ?


Rédigé par Christian Hausmann le 10 Octobre 2007


Nous laisserons à d’autres, bien plus passionnés de parler de l’ovalie et du score mythique de 20-18 et au Petit Larousse ou au Grand Robert d’immortaliser la date du 7 octobre 2007 dans leurs pages à papier bible.

L’arrivée de Hammonds dans la capitale de la Catalogne devrait attirer l’attention de nos lecteurs. Nous leur fournirons adresse et précisions dans un prochain numéro, ainsi que les bonnes adresses gastronomiques et celles des réalisations de Gaudi, dont la Sacrada Familia n’est pas la seule œuvre, loin s’en faut. Nous vous dévoilerons aussi les couleurs de notre petit dernier des bureaux italiens. Hammonds Rossotto s’est en effet installé à Bologne

Ce qui est remarquable en cette rentrée 2007, ce ne sont pas les tensions entre Rachida et le parquet, les enterrements rapprochés que notre Président illumine de sa présence céleste à l’exception d’un seul, Vélib la nouvelle coqueluche des parisiens et touristes, la petite reine a pris l’ascendant sur l’asphalte parisien, les Peugeot et Renault n’ont qu’à bien se tenir, bientôt il n’y aura plus de place pour elles sur les grands boulevards, elles pourront toujours faire des circonvolutions sur le périphérique, non, mais la crise de recrutement des cabinets d’avocats d’affaires intra muros.


On vous parle de crise bancaire et immobilière, de récession à l’instar de 1929, d’un PNB en panne et un arrêt du reflux du chômage. Et pendant ce temps, les cabinets anglais et les nouveaux pionniers du droit américain, je parle des cabinets nouvellement installés à Paris, venus d’outre-Atlantique, recrutent et débauchent à tire-larigot, avec l’aide de chasseurs de têtes et de primes, qui ne savent plus où donner de la tête. Les rémunérations s’envolent et les jeunes chassés se prennent déjà pour des divas et ténors du Barreau (Crémieux ou Badinter) et des vedettes du LBO, alors que leur science reste à parfaire. Nous nous refusons à jouer les Cassandre et à prédire une nouvelle bulle, qui assainirait les excès (le time sheet de 100 heures par semaine), votre avocat n’étant disponible pour vous qu’après minuit, avant il se consacre à la JV Alcatel-Lucent ou à une OPA particulièrement médiatique dans l’acier, un gros dossier de concurrence impliquant Microsoft ou boursier avec en toile de fond EADS.

Que faut-il faire pour réguler le marché et ce dans l’intérêt du client ? Continuer à spécialiser nos collaborateurs à outrance ou réinventer le généraliste du droit des affaires, sorte d’avocat référent ? A notre avis les deux sont nécessaires, le spécialiste, en cas de besoin avéré, étant prescrit / préconisé par le généraliste référent.

Le petit Nicolas a identifié la simplification du droit comme un parmi d’autres des nombreux chantiers de ce début de quinquennat. Il fait appel au citoyen usager pour suggérer les dits aménagements (simplifionslaloi.assemblee-nationale.fr/. Ceci est d’excellent augure et devrait permettre la « décomplexification » du droit et aussi le retour en grâce des généralistes, les entreprises usagers par excellence de Thémis, en décident ainsi.

Nous nous contenterons de faire du lobbying à la Mairie de Paris pour que l’on accorde aux adeptes du 2 roues sans moteur quelques pistes cyclables, la promiscuité avec les bus et taxis dans les voies réservées étant désagréable et nuisible à la sécurité.

Que l’été indien illumine vos prochaines fins de semaines bucoliques.





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