La Revue Squire

A propos de Forensic accounting


Rédigé par Hammonds Hausmann le 1 Novembre 2007

Le 17 octobre, nous avons reçu la visite de Dominique PERRIN associée responsable du département litiges et investigations de PricewaterhouseCoopers et de deux de ses collaborateurs, Juliette FORTIN et Dimitri KOSSAREV, tous deux directeurs au sein de ce même département.

Ils nous ont présenté leur activité qui consiste à appréhender, valoriser et optimiser les aspects financiers des litiges ou des sinistres, à mener des investigations en matière de fraude et de prévention des risques. L’équipe intervient notamment auprès des entreprises et de leurs avocats pour le chiffrage des dommages et préjudices dans le cadre de procédures amiables ou judiciaires. Antoine ADELINE a déjà eu l’occasion de travailler avec Dominique PERRIN au cours d’un contentieux en matière de faillite internationale.



Cette ébauche de partenariat devrait être profitable aux deux parties. Chez Hammonds Hausmann, nous travaillons régulièrement sur la prévention des risques évolutifs qui finissent par devenir juridiques, voire contentieux, même si à l’origine il s’agit d’un dysfonctionnement industriel ou commercial. En outre, dans le cadre des arbitrages et contentieux commerciaux et industriels, l’évaluation des dommages et préjudices est omniprésente.

Cette visite a également été l’occasion, pour Madame Perrin de nous faire part des résultats publiés le jour même, de la 4ème enquête de PwC sur la fraude dans les entreprises en France, en Europe et dans le monde.

Si depuis la précédente enquête (2005) la fraude a légèrement baissé (en France 40% des entreprises sondées disent avoir été victimes de fraude, contre 47% en 2005), le risque reste important pour les entreprises qui subissent du fait de la fraude non seulement des pertes financières directes élevées (2,8 millions d’euros au cours des deux dernières années en France), mais également des coûts financiers complémentaires liés à la gestion de crise, sans compter des dommages collatéraux en terme d’image et de temps perdu.

La fraude la plus répandue concerne le détournement d’actifs (en France 30% des entreprises interrogées), suivi de la contrefaçon (15%), de la fraude comptable (10%) et de la corruption (3%). Depuis 2005, on constate une évolution significative de la détection de la fraude par les salariés (37% contre 16%) due principalement à une meilleure communication interne et une sensibilisation accrue des salariés. Ce chiffre n’inclut pas la détection de fraudes via les systèmes d’alertes éthiques (8%).

En ce qui concerne les pays émergeants (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie), le risque de fraude le plus souvent rapporté est la corruption. La fraude considérée comme endémique ne serait pas déterminante dans la décision d’investir ou non dans ces pays. L’ignorance de ce risque peut pourtant avoir des conséquences importantes et le coût excéder les opportunités d’affaires gagnées. L’enquête souligne d’ailleurs, que les entreprises ayant mis en place un programme anti-corruption ne sont pas pénalisées sur ces marchés, puisqu’elles sont seulement 18% à avoir perdu une opportunité en ne payant pas de pot-de-vin contre 25% parmi les entreprises n’ayant mis en place aucun programme.

L’étude est téléchargeable sur le site de PwC ...





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