La Revue Squire


Rédigé par Hammonds Hausmann le Mardi 30 Mai 2006 à 15:59

Harvey Benge, artiste photographe néo-zélandais, est fasciné par le paysage social urbain et les vies parallèles dans le monde. Par la juxtaposition surprenante de photographies et de sujets, il souligne en couleurs l’ironie de nos vies et cherche les traces de notre passage sur terre en recueillant sur ses pellicules les stigmates de notre existence dans les motels et les snacks, les places et les trottoirs, les sièges vides, les vitrines...

Son leitmotiv : "Lorsqu’il se passe ceci ici, il se passe cela ailleurs".

Harvey voyage beaucoup, expose sur plusieurs continents et publie ses propres livres "Lucky Box, Guide to modern Living", "Aide-Mémoire", "Vital signs", "Not here, not there", "The Dalai Lama in New Zealand", "4 parts religion, 6 parts sin", "Killing time in paradise"… dont un aperçu est disponible sur le site www.harveybenge.com.

Harvey vit entre Auckland et Paris, car il aime les Français(es) et expose prochainement à Cologne, à Rome, en Pologne, aux Pays-Bas.

18.05. - 21.05.2006: Fifth Fotofestiwal - Lodz: KILLING PARADISE, Foundation of Visual Education, Lódz, PL
08.04. - 28.05.2006: Wonder Land: la fotografia in Nuova Zelanda , Project Room Villa Glori Facoltà Architettura Valle Giulia, Roma, I
23.09. - 25.09.2005: kommen sie nach hause 7 , Wohnung Steff Adams, Köln, D
04.09. - 09.10.2005: The Noorderlicht Photofestival 2005 - Traces and Omens - 42 photographers from 18 countries , Stichting Fotografie Noorderlicht, Groningen, NL
09.06. - 09.07.2004: killing time in paradise , Galerie Lichtblick, Köln, D


CULTURE & PAPILLES


Rédigé par Florian Lummert le Mardi 30 Mai 2006 à 15:57

Orchestre de Paris / Chœur de l’Orchestre de Paris
Le 10, 13 et 16 juin 2006 à 20 Heures au théâtre du Châtelet à Paris.


Daphnis et Chloé

Après avoir écouté Daphnis et Chloé, Igor Stravinsky était enthousiaste: "C’est une des plus belles œuvres de la musique française".

Maurice Ravel a composé Daphnis et Chloé entre 1910 et 1912. La première s’est tenue au Théâtre du Châtelet à Paris le 8 juin 1912 sous la direction de Pierre Monteux.

L’œuvre, dont l’histoire raconte un récit mythologique du poète Longos, a initialement été créée sous forme de ballet. Aujourd’hui, elle est très souvent jouée en concert.

Elle convainc par son unique sonorité orchestrale, car bien qu’écrite pour un très grand orchestre, elle est caractérisée par des contours clairement distincts les uns des autres. D’ailleurs, Ravel utilise les voix de chœur de manière à donner un timbre particulier à sa musique.

Pierre Boulez

Pierre Boulez est aujourd’hui l'un des meilleurs chefs d’orchestre et compositeurs français.
Il a été notamment chef du BBC Orchestra, Cleveland Orchestra et New York Philharmonic Orchestra (à partir de 1969 en tant que successeur de Leonard Bernstein).

Sans le moindre signe de fatigue, il dirige depuis des décennies tous les grands orchestres philharmoniques, notamment à Berlin, Vienne et Chicago.

Au cours de sa carrière, Boulez s’est surtout consacré à des œuvres ne faisant pas partie du répertoire commun. Il est aujourd’hui un spécialiste de la musique des compositeurs du 20ème siècle comme Stravinsky, Mahler, Debussy et Ravel.

Pierre Boulez est également très actif sur le plan de la recherche. Ainsi, il est fondateur et directeur de l’IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique), un institut de recherche souterrain situé sous la place Igor Stravinsky à côté du centre Pompidou à Paris.

La musique de Pierre Boulez est marquée par une transparence instrumentale et une grande précision rythmique.


CULTURE & PAPILLES


Rédigé par Hammonds Hausmann le Mardi 30 Mai 2006 à 15:55

Portrait : Christel Gautier-Bellavoir
Collaboratrice de notre département contentieux depuis 2002, Christel exerce principalement dans le domaine des procédures collectives et en contentieux commercial, notamment sur des litiges de responsabilité et produits défectueux.

Elle est diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, du DEA de droit anglais et nord-américain des affaires de l'Université de Paris I - Sorbonne et elle est titulaire d'une maîtrise de droit des affaires et du diplôme d'études juridiques appliquées en droit anglo-américain (DEJA II) de l'Université de Paris X, Nanterre. Christel a prêté serment en 2000.

Christel a participé au succès du cabinet dans le combat judiciaire mené pour l'application du Règlement CE 1346/2000 sur les procédures d'insolvabilité, en tant que principale intervenante, aux côtés d'Antoine ADELINE, sur les dossiers Isa Daisytec et Rover .

Au delà de son activité professionnelle, Christel met ses compétences au service d'Amnesty International, dont elle est membre depuis de nombreuses années. Elle a participé à la mise en place d'antennes étudiantes, à l'organisation de conférences sur la Chine, le Tibet, la Turquie... et prend en charge le suivi du dossier de prisonniers libyens. Elle intervient par ailleurs dans l'élaboration de dossiers juridiques sur la torture dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Outre ses talents d'avocate, Christel excelle dans les activités créatrices. Si elle a un peu délaissé le théâtre, c'est pour s'épanouir dans le cartonnage, le dessin, la couture, la broderie d'art… Donnez-lui quelques bouts de tissus, des rubans, du carton, des bouchons de liège et de la dentelle et elle vous rendra une création originale et esthétique. Si vous avez besoin d'un conseil dans vos projets de bricolage, pensez à elle, car elle est aussi très à l'aise dans le maniement de la scie et du marteau.

Sachez également que vous avez toutes les chances de la croiser parmi les supporters du Stade français. Elle et son époux aiment le rugby, au point d'être allés en voyage de noces en Australie pour la coupe du monde 2003. Si vous la cherchez aux abords des stades et ailleurs, repérez les têtes à chapeau, il y en a peu et Christel en porte toujours un !


Vie du Cabinet


Rédigé par Pierre Le Breton le Mardi 30 Mai 2006 à 15:49

Alors, que des milliers de lycéens se préparent, avec un sentiment d’angoisse mêlé de résignation, à "subir", entre autres, l’épreuve traditionnelle de philosophie pour accéder au baccalauréat, il est délicieux, car cet exercice est sans risque, de s’interroger à la lumière de l’actualité sur les vertus du mensonge et les travers de la vérité indicible. Vaste sujet, s’il en est !

Cette préoccupation récréative et de circonstance n’est pas isolée…

Dans quelques semaines, le premier dimanche d’août très exactement, des dignitaires vêtus de robes rouges et d’une cape blanche, coiffés d’une toque également rouge, et des femmes vêtues à l’identique, de rouge et de blanc, tiendront leur assemblée annuelle pour en débattre.

Que le lecteur se rassure, cette assemblée constituée au XVIIème siècle n’est pas celle de la respectable Cour de cassation, mais, plus trivialement, celle de l’Académie des Menteurs de MONCRABEAU, petit village gascon, dont les membres jurent "de travestir la vérité, toute la vérité, rien que la vérité".

Cette institution composée de hâbleurs en tous genres ne poursuit qu’un but ancestral : la sublimation du mensonge !

Cette transposition consciente des boniments pour les élever sur un plan supérieur, ne saurait avoir cours chez des avocats dignes de cette fonction qui doit conduire à un "état", une manière d’être, selon VOLTAIRE.

Et, n’en déplaise à Patrick MURRAY qui prétend avec une délicieuse et piquante outrance qu’un "avocat ferait n’importe quoi pour gagner un procès, parfois il pourrait même dire la vérité."
La vérité ? Toute la vérité … "That is the question …"

Au regard de l’actualité qui semble, ces jours-ci se focaliser sur un très grand champion (non, il ne s’agit pas de Fabien BARTHEZ) la question de la vérité et de son corollaire, le mensonge, se pose inévitablement aux incrédules et notamment à l’avocat candide.

Et cette question taraude les esprits les plus critiques, particulièrement en cas d’amnistie dont la vertu, qui est d’effacer la vérité, n’échappe à personne.

La question est fondamentale et mérite une projection professionnelle.

Dans le cours d’un procès, l’avocat doit-il "travestir" la vérité et rétablir le "mensonge" d’une condamnation qui aurait disparue par une grâce providentielle ou… présidentielle ?

Pour apporter un début de réponse à cette question cruciale, l’avocat se rappellera immédiatement, son serment. N’a-t-il pas juré d’exercer ses fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ?

Et la vérité, dans tout cela ? Son serment, dans la lettre, est… muet sur ce point ! La vérité ?… Celle d’antécédents judiciaires amnistiés, par exemple ?

Point de rappel possible !

Les lois d’amnistie interdisent à toute personne de rappeler, sous quelque forme que ce soit, les condamnations pénales "effacées" par l'amnistie . Cette interdiction est assortie d’une peine d’amende.

Ainsi, l’article 15 de la loi n°2002-1062 du 6 août 2002 portant amnistie, dispose que : "Toute référence à une sanction ou à une condamnation amnistiée (…) est punie d'une amende de 5.000 euros". Toutefois, cette interdiction comporte, heureusement, des aménagements pour… l’avocat !
Selon la jurisprudence, cette référence au passé recomposé ne doit pas préjudicier aux droits des tiers, et ne pas faire obstacle à ce que, dans une instance civile, il puisse être fait état d'antécédents judiciaires dont la connaissance est indispensable pour éclairer en fait et en droit, la situation soumise au tribunal.

Cette régression dans le temps, pour les besoins de la cause, doit être "indispensable" d’après la jurisprudence.

Il n'en serait pas ainsi du rappel, par un avocat de la condamnation amnistiée et prononcée contre son adversaire, dès lors que, s'agissant d'un fait étranger à la cause, ce rappel ne présente aucune utilité pour la solution du litige (Cour de cassation, 1ère Chambre civile, 30 juin 1970, pourvoi n° 68-14013).
L’amnistie et la vérité antérieure ?

En application des dispositions de l’article 10 de la loi n°2002-1062 du 6 août 2002 portant amnistie, le Président de la République dispose du pouvoir, sous certaines conditions imposées par la loi, d'"admettre, par décret, au bénéfice de l'amnistie les personnes physiques poursuivies ou condamnées pour toute infraction commise avant le 17 mai 2002".

Ces personnes physiques peuvent prétendre à un tel "bénéfice", dès lors qu’elles se sont "distinguées d'une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, sportif, scientifique ou économique".

Et si le Président de la République fait "droit" à cette demande d’amnistie, l’avocat ne pourra en tirer argument, à la barre, sauf pour être "utile" à la solution du litige. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, il pourrait être reconnu une vérité non dénuée de vraisemblance à la maxime de Patrick MURRAY.

Mais, les médecins, les artistes, les sportifs, les chercheurs ou les capitaines d’industrie, ne sont pas, au sens de la loi, les seuls susceptibles d’espérer une amnésie rédemptrice autorisée par la loi.
A la recherche d’une légitime reconnaissance, ces "Africains" qui ont eu "au cœur, une invincible ardeur" (encore l’actualité !) et qui ont porté "haut et fier, le beau drapeau de notre France entière", ont la possibilité, en cas de condamnation, d’adresser, eux aussi, une demande individuelle d’amnistie au Président de la République.

La condition est simple : Ils doivent être "i[titulaires d'une pension militaire d'invalidité ou [avoir] été victimes de blessures de guerre]i" notamment pendant le second conflit mondial. Alors, "Indigènes" ?
Non, pas, au sens de la loi fondamentale qui proclame nos valeurs absolues, nos Vérités, parmi lesquelles "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits" d’après la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789.

Et, à l’évidence, ce n’était pas le premier dimanche d’août !

Au-delà de ce constat concernant l’éphémère, voilà, enfin, une vérité qui se devait d’être rétablie, sauf à ce qu’elle disparaisse sous le mensonge fuyant de bons sentiments sans suite et, partant, de constater que certains hommes "distingués" sont plus libres et "plus égaux" que d’autres …

Le droit d’amnistie, conféré au Président de la République est, en effet, discrétionnaire. Cette vérité, vraie, qui peut se vérifier à la lecture de la loi , est malheureusement incontournable !


Editorial


Rédigé par Jean-Marc Sainsard, Elisa Bernad, Anne Longueville le Mardi 30 Mai 2006 à 15:06

Cass. soc. 12 janvier 2006, pourvoi n° 03-44777 ; n° 04-42190 ; n° 04-43.105 ; n° 04-40991 ; n° 03-46800 ; n° 04-41769, 04-42159


Les sept arrêts du 12 janvier 2006 permettent désormais de cumuler l’indemnité forfaitaire due en cas de rupture d’une relation de travail (article L. 324-11-1 du Code du travail) et :

  • l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI ;

  • l’indemnité compensatrice de préavis et de congés payés y afférents ;

  • l’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

  • l’indemnité pour licenciement irrégulier ;

  • l’indemnité pour préjudice du fait de la violation de l’ordre des licenciements.

Reste cependant exclue du cumul l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement qui sanctionne la rupture même. Cette dernière étant déjà sanctionnée par l’indemnité forfaitaire de rupture en cas de travail irrégulier, un cumul ne se justifierait pas.


Droit SOCIAL

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